discours retenu et versé au fond des archives de l'organisation internationale en accompagnement de

New York le 6 décembre 2017

Monsieur le Secrétaire Général, Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs les Représentants des États, Votre Excellence, Monsieur l’Ambassadeur d’Algérie auprès de l’ONU, Honorable Assemblée,

On a toujours besoin d’un plus petit que soi. Nul ne peut prétendre avoir le tout, chacun en détient une partie. Mettons-nous en synergie, continuons à mettre notre savoir, nos avoirs, notre volonté au service de la Paix pour tous. Investissons davantage dans la Culture de la Paix pour éteindre le feu de la haine par l’élan altruiste de l’amour.

La Communauté internationale s’est engagée en 2015 à atteindre les 17 Objectifs de Développement Durable, tout en demandant à tous et en particulier à la Société civile dont nous faisons partie, de contribuer à l’effort mondial. En ce jour béni du vendredi 8 décembre de l’année de Grâce 2017, notre Réseau International intitulé « Synergie 17 ODD » créé à l’UNESCO, le 19 mai 2017 et inséré dans la « Déclaration de Paris » vous apporte sa modeste contribution et la dépose entre les mains de votre noble Assemblée pour que vous ouvriez une nouvelle opportunité à la Paix, au dialogue et à l’Amitié entre les peuples et les civilisations.

Derrière votre décision se trouve une réponse dont le monde a besoin et qui fera écho à l’anniversaire que nous nous apprêtons à fêter dans deux jours : je veux parler de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Il n’échappe à personne que cette importante Déclaration fut instaurée après le fléau de la guerre, d’innommables atrocités et le règne de la terreur.

Président d’Honneur de l’ONG AISA INTERNATIONALE, détenant le Statut Consultatif Spécial conféré par le Conseil Economique et Social des Nations Unies, nous avons travaillé à faire, de notre idée, une réalité avec l’étroite collaboration de l’Algérie et grâce à l’accueil favorable de nombreux Etats-membres des Nations Unies. Soyez en, ici, solennellement remerciés.

Aujourd’hui, après une longue et mûre réflexion, nous sommes face à votre noble Assemblée.

Je suis venu à vous en tant que messager d’un grand ordre soufi qui fait appel à la générosité de votre conscience en tant que décideur du présent et de l’avenir. C’est, empreint de votre sagesse, que nous pourrons construire la société du Vivre Ensemble et du Faire Ensemble afin que nos enfants puissent construire leur avenir l’un avec l’autre et non pas l’un contre l’autre.

La paix n’est pas qu’absence de guerre ou de conflit. La paix est, avant tout, un état d’être que chacun d’entre nous ressent au fond de soi, avec le désir de partage, s’unissant à l’ensemble de ses semblables, au-delà de sa couleur, de sa religion ou encore de sa nationalité.

Un être humain est d’abord une conscience et celle-ci augmente ou diminue en fonction de son attachement aux valeurs d’éthique, de justice, de solidarité et de paix.
L’Humanité immanente qui habite en nous s’exprime davantage quand chacun de nous décide de faire de sa vie une richesse pour soi, avec et pour l’Autre.

Je m’adresse à cette Humanité dont chacun d’entre vous est dépositaire et vous demande avec humilité de faire de cette « Journée Internationale du Vivre Ensemble en Paix » un rappel à la précieuse et impérieuse réconciliation de la famille humaine tel un appel d’espérance et une offrande généreuse à toutes celles et tous ceux qui croient et aspirent à la fraternité humaine.
Merci.

Cheikh Khaled Bentounes.

Actualité publié le 12/06/2017